mê on (μὴ ὄν) : non-être
Le néant est l'absence, le vide, le non-être. Mais parler du néant est paradoxal : dire "le néant est", c'est lui attribuer l'être. Pour Parménide, le néant est impensable. Pour Sartre, le néant est au coeur de la conscience : la conscience est néantisatrice, elle introduit du vide dans l'être. Pour Heidegger, le néant est le "voile" de l'être : on ne peut penser l'être sans le néant.
Nihil signifie littéralement " pas même un brin " : rien du tout
L'Être et le Néant : analyse de la néantisation comme condition de la liberté
Qu'est-ce que la métaphysique ? : le néant comme voile de l'être
Le néant comme impensable : l'être est, le non-être n'est pas
Le nihilisme comme expérience du néant, mort de Dieu et perte de valeurs
Le garçon de café (Sartre) : Un garçon de café joue son rôle de garçon de café. Il est comme un objet, un automate. Mais il joue à l'être : il y a un néant entre lui et son rôle. Il n'est pas identique à ce qu'il fait. Ce néant est sa liberté.
L'angoisse devant le vide : Dans l'angoisse, tout perd sa signification. Les objets familiers deviennent étrangers. "Ça ne va plus". Cette expérience révèle le néant au coeur de l'être.
Le pari de Pascal : Si je parie que Dieu existe et qu'Il existe, je gagne tout. Si je parie qu'Il n'existe pas et qu'Il existe, je perds tout. Le néant (mort, absence de Dieu) donne urgence au choix existentiel.
Le mythe de la caverne (Platon) : Les prisonniers prennent les ombres pour la réalité. Le philosophe découvre que les ombres ne sont rien, absence de réalité. Le monde sensible est "non-être" par rapport au monde des Idées.
L'expérience du deuil : Quelqu'un que j'aimais est mort. Il y a un " trou ", un néant, là où il était. Ce néant n'est pas absence d'objet (comme une tasse cassée) mais absence de quelqu'un. Le néant du deuil est expérience de la perte.