Date de naissance estimée
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Date de décès estimée
Je suis un homme maladif... Un homme méchant. [...] Tout le monde est ainsi maintenant, tous les hommes sont devenus méchants, tous ! [...] Je suis un homme malade... Je suis un homme méchant. [...] C'est une vérité de La Palice : ce n'est pas l'homme, c'est le moment qui est mauvais.
La beauté sauvera le monde.
La bonté sera-t-elle jamais possible sur la terre ? [...] Oh, mon Dieu, comme tout est compliqué dans ce monde ! [...] Je vous jure, messieurs, que je ne veux pas vous offenser, mais [...] je ne puis pas comprendre comment il est possible de passer à côté d'un arbre et de ne pas être heureux de le voir !
Car voilà, chers amis : chacun est vraiment responsable de tous et de tout devant tous les hommes, et je n'en sais pas plus, et vous non plus, mais c'est ainsi en réalité. [...] Car, si tout le monde est coupable de tout et de tous, n'est-ce pas la même chose que si personne n'était coupable de rien ?
Que les enfants ne pleurent plus jamais, chérie, qu'on les laisse pleurer seulement dans mon pays, mais qu'on ne les laisse plus pleurer dans le monde entier. [...] Et si les péchés des hommes sont tels qu'il faut qu'ils pleurent pour les expier, qu'ils pleurent, mais qu'ils pleurent dans notre pays, à nous, et non dans le monde entier.
Gentlemen, je suis un homme malade... Je suis un homme méchant. Un homme peu agréable. Je pense que mon foie est malade. [...] Mais je ne connais pas du tout ma maladie et je ne sais pas précisément ce qui me fait mal. [...] Je refuse de me soigner par orgueil.
Le crime, Rodion Romanevitch, le crime [...] ne consiste nullement à s'être fait prendre ou à avoir commis un meurtre ; le vrai crime, le seul, c'est de ne pas pouvoir supporter sa punition et de l'avoir méritée. [...] J'ai tué un être humain, moi-même, je suis détruit à jamais !
Rien n'a jamais été aussi insupportable à l'homme et à la société humaine que la liberté. [...] Tu as élevé les hommes et les as libérés. [...] Mais tu as compté sur une nature de l'homme trop libre, et tu as évidemment surestimé ses forces.
Vous admettez donc que la souffrance d'un être humain, si petit soit-il, peut servir à quelque chose ? [...] Mais la souffrance d'un enfant ? [...] Si tout le monde doit souffrir pour souffrir ensuite dans l'éternité, à quoi bon cette harmonie ? [...] Je refuse mon admission à cette harmonie.
Si Dieu n'existe pas, alors tout est permis.