Date de naissance estimée
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book - 1927
book - 1927
Date de décès estimée
« Le néant n'est pas un objet, mais l'autre par rapport à l'étant »
Pourquoi y a-t-il de l'étant et non pas plutôt rien ? [...] Le néant n'est pas le contraire de l'étant, mais son appartenance la plus intime. C'est dans l'angoisse que le néant se révèle comme ce dont nous fuyons, et c'est cette fuite qui révèle l'étant comme tel. Sans le néant, l'étant ne pourrait même pas être pensé.
L'humanisme s'oppose à l'inhumanité. [...] Mais ce qui est déterminant, ce n'est pas l'homme lui-même, mais l'ouverture du Dasein à la vérité de l'être. L'essence de l'homme est plus 'humaine' que l'humanisme classique le croit : elle réside dans son être le 'berger de l'être'. Le langage est la 'maison de l'être' où l'homme habite.
Le temps n'est pas d'abord un enchaînement de 'maintenants' qui s'écoule du futur vers le passé à travers le présent. Le temps authentique est l'unité ek-statique du futur, du passé et du présent. Le Dasein 'est' temps : il temporalise son être en se projetant vers l'avenir, en revenant sur ce qu'il a été, en faisant tomber dans le présent.
L'essence du Dasein réside dans son existence. [...] Mais l'existence ne signifie pas 'réalité' opposée à l'essence, mais bien 'être-au-monde' (In-der-Welt-Sein). Le Dasein n'est jamais un sujet qui serait confronté à un monde d'objets : il est toujours déjà engagé dans un monde significatif dont il fait partie.
L'angoisse est l'humeur fondamentale qui nous révèle le Dasein comme être-pour-la-mort. Dans l'angoisse, 'tout' s'effondre et devient 'rien de tel'. Le monde s'enlise, les étants glissent dans l'insignifiance, et seul surgit, dans ce néant, le Dasein comme 'être-jeté-pour-la-mort'. C'est dans cette expérience radicale que le Dasein peut se ressaisir comme 'possibilité propre'.
Le 'on' (das Man) est ce en quoi on se comprend d'abord et le plus souvent. Ce 'on', ce n'est pas quelqu'un de déterminé, mais tout le monde et personne. Dans la vie quotidienne, le Dasein est le 'on' et il n'est pas lui-même. L'authenticité exige de se soustraire à cette dictature du 'on' pour redevenir soi-même.
Le Dasein est un être pour qui la question de son être est elle-même un problème. [...] L'explicitation de cet être ne peut procéder que par une interrogation ontologique sur l'être de celui qui interroge. La question de l'être doit donc être posée par un être qui a la structure du 'compréhension de l'être'.
Le souci (Sorge) est l'être du Dasein lui-même. [...] Le Dasein n'est rien d'autre que le souci d'être. Cette structure unitaire du souci révèle que le Dasein est toujours en avant de soi-même, projeté vers ses possibilités, tout en étant déjà pris dans un monde.
Le Dasein est un être qui a été jeté - non pas de quelque part vers ici, mais en tant que jeté (Geworfenheit). Il ne s'est pas choisi lui-même son factuel être-là, mais il se trouve toujours déjà dans un monde déterminé. Cette 'facticité' est ce qu'il a à assumer en toute liberté.
Si je dois mourir, je dois mourir - mais je ne suis pas encore mort, et aussi longtemps que je suis, je suis vie. [...] La mort est la possibilité de l'impossibilité absolue de l'être-là. Ainsi la mort se révèle-t-elle être la possibilité la plus propre, la plus indubitable, la plus indépassable et la plus certaine.
« La vérité n'est pas une propriété de la proposition, mais l'ouverture de l'être »