Courant philosophique du XXe siècle qui pose l'existence humaine comme point de départ de toute réflexion philosophique. L'existence précède l'essence : l'homme d'abord existe, se rencontre, surgit dans le monde, et seulement ensuite se définit. L'existentialisme émerge dans un contexte marqué par les traumatismes de la Première Guerre mondiale, la montée des totalitarismes et la Seconde Guerre mondiale. Ces événements ont ébranlé les certitudes du progrès, de la rationalité et du sens de l'histoire, créant un besoin de repenser la condition humaine. Le mouvement se caractérise par plusieurs thèmes centraux : la liberté radicale de l'homme, l'angoisse existentielle face à l'absence de sens préétabli, l'authenticité comme exigence de cohérence avec soi-même, et la responsabilité inévitable de nos choix. L'homme est "condamné à être libre" : il doit inventer sa propre essence à travers ses décisions. L'existentialisme se divise en plusieurs courants : l'existentialisme athée (Sartre, Camus) qui affirme l'absence de Dieu et la solitude de l'homme ; l'existentialisme chrétien (Kierkegaard, Jaspers, Buber) qui place la relation à Dieu au centre de l'existence ; et l'existentialisme phénoménologique (Heidegger, Merleau-Ponty) qui analyse les structures de l'expérience humaine. Le mouvement a connu son apogée dans les années 1940-1950, particulièrement en France, où il est devenu un véritable phénomène de culture. L'influence de l'existentialisme s'étend bien au-delà de la philosophie : il a marqué la littérature (le roman, le théâtre de l'absurde), la psychologie (la psychothérapie existentielle), le féminisme (via Simone de Beauvoir), et la pensée politique (l'engagement).
Ce courant philosophique représente une tradition de pensée importante dans l'histoire de la philosophie. Les penseurs associés et les concepts présentés ici ont contribué à façonner notre compréhension des questions fondamentales concernant existentialisme.