kalon (καλόν)
La beauté est la qualité de ce qui plaît universellement dans la représentation sans concept. La philosophie distingue plusieurs approches : le beau comme harmonie, proportion (Platon, classicisme) ; le beau comme ce qui plaît universellement sans concept (Kant) ; le beau comme expression de l'idée (Hegel) ; le beau comme forme (formalisme). Pour Kant, le jugement de beauté est désintéressé : il ne dépend ni de l'intérêt ni du concept, mais du sentiment de plaisir universel communicable. Le beau se distingue de l'agréable (qui plaît subjectivement avec intérêt) et du bon (qui plaît avec concept moral). La beauté peut être libre (beauté naturelle, sans concept) ou adhérente (beauté de l'art, avec concept de fin). Le sublime s'en distingue : le beau est forme finie, le sublime est dépassement du forme. L'art contemporain questionne la beauté : l'art doit-il être beau ? Le laid peut-il être beau ?
Le kalon grec désigne à la fois la beauté physique et la beauté morale (le beau, le bien)
Le Beau comme Idée suprême
Le beau comme ce qui plaît universellement sans concept
Le beau comme expression de l'idée
La beauté comme ordre et proportion
La rose (Kant) : la rose est belle naturellement, sans concept, sans fin. Elle plaît universellement, sans intérêt. C'est le modèle de la beauté libre.
Le nu artistique : le nu est beauté de la forme humaine, mais il peut aussi être obscène selon la présentation. La différence est dans le traitement formel.
L'architecture : un bâtiment beau est harmonie de proportions, mais aussi fonctionnalité (beauté adhérente avec concept de fin).
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