einai (εἶναι) / to on (τὸ ὄν) / ousia (οὐσία)
L'Être est le concept le plus fondamental de la métaphysique, désignant ce qui est ou existe. Aristote définit la métaphysique comme « science de l'être en tant qu'être ». La question de l'être se pose à plusieurs niveaux : qu'est-ce que l'être ? (question de l'essence) ; pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (question de l'existence) ; quelles sont les modalités de l'être ? (nécessaire, contingent, possible). Heidegger revitalise cette question dans Être et Temps : le « sens de l'être » a été oublié par la métaphysique occidentale qui a confondu l'être avec l'étant. Pour Parménide, « l'être est, le non-être n'est pas » : l'être est un, éternel, immobile. Pour Platon, les Idées sont les vraies êtres, par opposition au monde sensible qui participe de l'être sans l'être pleinement. Pour Sartre, l'être se divise en en-soi (être massif des choses) et pour-soi (être conscient de soi).
L'être en grec s'exprime par le verbe einai et le participe to on (l'étant). Ousia désigne l'essence ou substance
Rénovation de la question de l'être et analyse de la différence ontologique entre être et étant
Fondation de la métaphysique comme science de l'être en tant qu'être
Première philosophie de l'être comme unité, éternité, immutabilité
Théorie des Idées comme vrais êtres par opposition au monde sensible
Ontologie phénoménologique : en-soi, pour-soi, et néantisation
Synthèse chrétienne : l'être comme acte d'être (esse) et distinction essence/existence
Dialectique de l'être, du néant et du devenir
La question de Leibniz : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? » - Cette interrogation radicale pose la question de l'existence même de l'être. Leibniz y répond par le principe de raison suffisante : il doit y avoir une raison sufficiente à l'existence, qui est Dieu.
Le penseur et la chaise : La chaise est (en-soi), elle est ce qu'elle est : bois, forme, fonction. Le penseur qui contemple la chaise est pour-soi : il est conscience de la chaise, mais aussi conscience de lui-même, projeté vers des possibles. La différence est entre « être » et « être conscient d'être ».
Le cercle parfait : Le cercle tracé dans le sable est imparfait, il s'efface. Le cercle comme Idée (platonicienne) est parfaitement ce qu'il est, éternel, immuable. Le premier participe de l'être, le second est véritablement être.
L'arbre qui pousse : L'arbre est en acte (il est réellement arbre), mais il a en puissance des branches qui ne sont pas encore, des feuilles qui ne sont pas encore. Aristote permet ainsi de penser le changement sans nier l'être : ce qui change passe d'une puissance à un acte.
L'homme qui s'interroge sur l'être : Heidegger souligne que l'homme (Dasein, être-là) est l'unique étant qui se pose la question de l'être. Un caillou « est » mais ne se demande pas ce que « être » veut dire. L'homme comprend l'être, y compris le sien propre.
L'être est la réalité fondamentale, ce qui est véritablement
Être vs néant : ce qui est vs ce qui n'est pas
L'être comme infini (Dieu) ou fini (créatures)
L'être se temporalise, le temps est mode d'être (Heidegger)
L'existence est l'actualisation de l'être
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