Le sublime est ce qui est absolument grand, dépasse toute mesure, et produit un sentiment de respect mêlé de crainte. Le sublime s'oppose au beau : le beau est forme finie qui plaît, le sublime est sans-forme (informe) ou dépassement de la forme, qui plaît et déplaît simultanément (mixed emotion). Kant distingue le sublime mathématique (l'immensément grand, le ciel étoilé) et le sublime dynamique (l'immensément puissant, l'océan en tempête). Le sublime révèle notre destinée supra-sensible : nous sommes à la fois êtres sensibles (écrasés par l'immensité) et êtres rationnels (capables de penser l'illimité). Le sublime est finalité sans fin : la nature semble nous repousser mais en réalité elle élève notre âme au-dessus de la nature. Pour Burke, le sublime est terreur contenue, frayeur qui ne détruit pas. Pour Hegel, le sublime est art où l'esprit domine la matière (art religieux).
Le sublime désigne ce qui est élevé, ce qui élève l'âme
Théorie systématique du sublime
Le sublime comme terreur contenue
Premier traité sur le sublime
Le sublime dans l'art
Le ciel étoilé (Kant) : face à l'immensité du ciel, je me sens infiniment petit, mais je peux penser l'infini. C'est le sublime mathématique.
L'océan en tempête : la puissance de l'océan m'écrase, mais je peux m'en détacher moralement. C'est le sublime dynamique.
Les Alpes (romantisme) : les montagnes immenses, les glaciers, les avalanches sont expérience du sublime.
Le sublime dépasse la beauté : excès, infini
Le sublime touche à l'infini
Le sublime peut susciter l'angoisse
Le sublime peut susciter l'angoisse
Le sublime confronte à notre finitude
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