Courant philosophique et culturel qui affirme la négation des valeurs traditionnelles, du sens de l'existence et des certitudes métaphysiques. Le terme "nihilisme" vient du latin "nihil" (rien) et désigne la position selon laquelle la vie n'a pas de sens intrinsèque, que les valeurs morales sont des inventions humaines, et que l'univers est indifférent à l'humain. Le nihilisme émerge au XIXe siècle avec la "mort de Dieu" annoncée par Nietzsche : l'effondrement des valeurs religieuses et métaphysiques qui donnaient sens à l'existence occidentale. Ce nihilisme peut être passif (renoncement, désespoir) ou actif (destruction des anciennes valeurs pour créer du nouveau). Le mouvement se divise en plusieurs formes : le nihilisme métaphysique (affirmation que le monde n'a pas de sens), le nihilisme moral (rejet de toutes les valeurs morales), le nihilisme existentialiste (l'existence est absurde), et le nihilisme épistémologique (scepticisme radical sur la connaissance). Le nihilisme a profondément marqué la philosophie contemporaine. Il a influencé l'existentialisme (Sartre, Camus), le postmodernisme (Foucault, Derrida), et la pensée de la déconstruction. En littérature, il inspire le roman noir, le théâtre de l'absurde et la littérature de l'absurde (Céline, Bernhard, Houellebecq). Critiqué pour son pessimisme et son danger politique (le nihilisme peut mener au relativisme moral et à la violence), le nihilisme reste une position philosophique majeure qui interroge les fondements mêmes de notre culture.
Ce courant philosophique représente une tradition de pensée importante dans l'histoire de la philosophie. Les penseurs associés et les concepts présentés ici ont contribué à façonner notre compréhension des questions fondamentales concernant nihilisme.