Une collection de citations philosophiques qui ont traversé les siècles, de l'Antiquité à nos jours.
Je me révolte, donc nous sommes.
Au milieu de l'hiver, j'apprenais enfin qu'il y avait en moi un été invincible.
Pour la première fois depuis des années, j'ai eu ce geste grotesque d'une émotion si brûlante qu'elle brisait le caractère monotone de ma vie, l'équilibre calme de la minute et cette heure indifférente que j'avais tant de peine à vaincre. [...] J'ai ouvert la fenêtre et le soir était délicieux. [...] Et j'ai senti que j'avais été heureux et que je l'étais encore.
Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux. [...] J'ai voulu donner au monde sa liberté véritable ; et pour cela, il faut que le monde soit logique, quoi qu'il en puisse coûter aux hommes.
Ce qu'on appelle le bien, c'est d'avoir du goût pour le métier d'homme. [...] Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser.
La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.
Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie.
On ne peut pas bien connaître une chose sans avoir saisi le 'pourquoi', c'est-à-dire sa première cause. Or la cause se dit en quatre sens : d'abord la cause matérielle, ensuite la cause formelle, puis la cause efficiente, et enfin la cause finale.
L'injuste, c'est l'inégal, et le juste, c'est l'égal. Il faut donc qu'il y ait une égalité proportionnelle entre les personnes, mais non pas une égalité numérique.
La poésie est plus philosophique et plus élevée que l'histoire : car la poésie exprime plutôt l'universel, et l'histoire le particulier. Les propos universels sont, en effet, ce qu'une certaine espèce d'hommes fait ou dit vraisemblablement ou nécessairement.
Le bonheur parfait est une activité contemplative ; et cette activité est la plus haute, puisque l'intelligence est ce qu'il y a de plus haut en nous, et les objets de l'intelligence ce qu'il y a de plus haut dans le réel.
Tout ce qui est mû est mû par un autre, et cela jusqu'à l'infini ; par suite, il faut s'arrêter à un premier moteur non mû, qui meuve sans être mû.
Tous les hommes désirent naturellement savoir. Ce qui fait preuve de cela, c'est le plaisir que nous prenons à nos sens ; car, en dehors de leur utilité, ils sont aimés pour eux-mêmes, et, plus que tous les autres, le sens de la vue.
Sans amis, personne ne choisirait de vivre, même s'il avait tous les autres biens.
La vertu est une disposition à agir d'une façon délibérée, consistant en une juste moyenne relative à nous, laquelle est déterminée par la raison et comme le déterminerait l'homme prudent.
L'homme est un animal politique ; et celui qui est par sa nature et non par le hasard hors de la cité, est ou un être dégradé ou un être supérieur à l'humain.
Toute art et toute investigation, et de même toute action et tout choix tendent vers quelque bien. C'est pourquoi on a dit avec raison que le bien est ce à quoi toutes choses tendent.
« L'homme existe, se rencontre, surgit dans le monde, et seulement ensuite se définit »
« L'essence se distingue de l'existence, car on peut connaître l'essence sans connaître l'existence »
« Dieu est une substance infinie, consistante en une infinité d'attributs »