Une collection de citations philosophiques qui ont traversé les siècles, de l'Antiquité à nos jours.
Rien n'est sacré pour moi. Tout est à moi, tout est mien, et j'en fais ce que je veux. Ni Dieu, ni l'État, ni la morale ne peuvent m'obliger.
L'insurrection, non la révolution. La révolution veut changer les institutions, l'insurrection veut que je ne me laisse plus instituer, que je ne laisse plus les autres s'instituer sur moi. L'insurrection commence par moi-même.
L'État est l'ennemi de l'association. L'État impose l'unité, l'association est libre union des individus. Dans l'association, personne ne doit servir ; au contraire, l'association existe pour servir les individus.
L'humanisme n'est que la dernière religion. Il remplace Dieu par l'Homme, mais il sacrifie toujours l'individu sur l'autel d'une abstraction. L'Homme avec un grand H est un spectre de plus.
L'égoïsme, comme la vie, n'est que créations et destructions. Il ne s'agit pas de nier les créations, mais de les faire mien, de les jouir et de les détruire quand bon me semble.
L'État est la chose sacrée par excellence. Mais l'État n'est qu'une idée, un spectre, rien de réel. Seuls sont réels les individus, et l'État n'est rien d'autre que leur œuvre, qu'ils ont transformée en maître.
Je suis ma propre propriété. Je m'appartiens à moi-même, et non à l'État, non à la société, non à l'humanité.
Tout ce que vous considérez comme sacré, moi je le considère comme un spectre. L'homme est un spectre, Dieu est un spectre, la liberté est un spectre, le droit est un spectre, l'État est un spectre.
Je ne suis rien en tant qu'esprit, je ne suis rien en tant que corps, je suis tout, moi, l'unique.
La béatitude n'est pas la récompense de la vertu, mais la vertu même.
J'appelle servitude cette faculté de l'homme de ne pas pouvoir suivre la règle de sa propre raison, et d'être conduit par les causes extérieures, de sorte qu'il ne peut faire usage de son entendement librement.
Dieu ne connaît pas les abstractions ; il ne connaît que les choses particulières et singulières.
Le but de l'État n'est pas de dominer les hommes ni de les tenir en servitude, mais de leur permettre de développer leurs facultés, tant corporelles que spirituelles, en toute sécurité, et de faire usage de leur raison sans contrainte.
J'ai vu que toutes les choses que je désirais et dont je me faisais une idée, n'étaient rien que des vanités et des folies. Je voyais bien qu'il ne restait plus rien pour moi, si ce n'est de comprendre la véritable façon de vivre, et de voir par là quelle était la véritable manière de vivre.
Se faire une idée adéquate, c'est voir les choses sous le aspect de l'éternité.
Par joie, j'entends une passion par laquelle l'être passe à une plus grande perfection. Par tristesse, une passion par laquelle l'être passe à une moindre perfection.
J'appelle libre, quant à moi, une chose qui existe et agit par la seule nécessité de sa nature, et non contrainte par rien.
Chaque chose, dans la mesure de sa puissance, s'efforce de persévérer dans son être.
Deus sive Natura.
Le génie est la faculté de contempler les Idées, de s'élever au-dessus du principe de raison. L'homme de génie est celui qui, dans la contemplation, perd sa propre individualité pour devenir le miroir pur de l'objet.