Une collection de citations philosophiques qui ont traversé les siècles, de l'Antiquité à nos jours.
Les hommes ont oublié cette vérité, mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
Les grandes personnes sont comme ça. Elles aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais : « Quel est le son de sa voix ? Quels sont ses jeux préférés ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ? » Elles vous demandent : « Quel âge a-t-il ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? » Alors seulement elles croient le connaître.
La terre n'est pas plus donnée à l'homme qu'à l'arbre ou à la fleur. Ce qui lie l'homme à la terre, c'est la racine du cœur, non celle de l'esprit.
Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent.
Tu n'as pas le droit d'exiger que je t'obéisse. Tu as le droit de m'ordonner ce que je peux faire.
C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
La langue, c'est ce qui nous sépare. Les deux seuls mots qui nous unissent sont au revoir et bonjour.
Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
La volonté générale est toujours droite et tend toujours à l'utilité publique ; mais il ne s'ensuit pas que les délibérations du peuple aient toujours la même rectitude. On veut toujours son bien, mais on ne le voit pas toujours : le peuple ne peut être corrompu, mais il est souvent trompé.
Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant. Tel est le problème fondamental dont le contrat social donne la solution.
La souveraineté ne peut être représentée, pour la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point : elle est la même, ou elle est autre ; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont ni peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires.
Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : Gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n'est à personne.
Ce n'est point la raison qui nous apprend à vouloir, c'est le cœur ; et c'est en vain que l'on voudrait substituer les raisonnements à l'amour de la bienfaisance, à la pitié naturelle, à la commisération. [...] La raison nous laisse libres, le sentiment nous assujettit. [...] L'humanité a pitié de son semblable, c'est le premier sentiment moral qui, tenant la place de toutes les lois sociales, produit toutes les vertus.
Ce passage de l'état de nature à l'état civil produit dans l'homme un changement très remarquable, en substituant dans sa conduite la justice à l'instinct, et donnant à ses actions la moralité qui leur manquait auparavant. C'est alors seulement que, la voix du devoir succédant à l'impulsion physique et le droit à l'appétit, l'homme, qui jusque-là n'avait regardé que lui-même, se voit forcé d'agir sur d'autres principes et de consulter sa raison avant d'écouter ses penchants.
Tout est bien sortant des mains de l'Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l'homme.
Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir. De là le droit du plus fort, droit pris ironiquement en effet, et qui paraît être établi par la nature même. [...] > Force ne fait pas droit. [...] Obéir par force est une nécessité, non une volonté ; c'est un acte de prudence, non de devoir. En quel sens pourra-ce être un devoir ? > S'il faut obéir par force, on n'a pas besoin d'obéir par devoir ; et si l'on n'est plus forcé d'obéir, on n'y est plus obligé. On voit donc que ce mot de droit n'ajoute rien à la force ; il ne signifie ici rien du tout.
L'éducation de l'homme commence à sa naissance, et avant qu'il pût parler et comprendre, il déjà déjà reçu des leçons. L'expérience précède l'instruction ; [...] l'enfant doit apprendre par les choses, non par les paroles d'autrui. [...] Ne faites pas du bon élève un bon parleur, mais un bon observateur et un bon penseur.
Est-ce que le même [aspect de l'âme] apprend, s'irrite, et désire ? [...] Il est donc évident qu'il y a des parties distinctes de l'âme [...] Or, ces deux principes que nous venons de distinguer, le principe qui a inclinaison vers le savoir et le principe qui a inclinaison vers la domination et la victoire, n'est-il pas nécessaire de leur adjoindre un troisième, celui grâce auquel nous éprouvons des désirs [...] ? Il est donc, selon toute apparence, identique à celui qui, dans les rêves, ose tout contre n'importe qui, ne reculant ni devant la mère, ni devant quelque autre être humain, ni devant dieu, ni devant n'importe quel obstacle ? [...] Le principe qui raisonne est, sans aucun doute, le propre des philosophes. Le principe qui s'emporte, celui des guerriers. Et le principe qui désire, celui des artisans et des producteurs.
Socrate : Quand donc, repris-je, les savants s'appliquent à discourir sur une chose quelconque, est-ce en usant des choses sensibles ou en usant de ces formes auxquelles elles ressemblent ? [...] Théétète : En usant de ces formes, celles qui sont de même espèce, et non de celles dont ils se servent. [...] > Socrate : Donc ces choses dont ils se servent comme modèles, ce sont les Formes, qu'on ne peut voir que par la pensée, alors qu'on voit celles dont ils se servent en les imitant avec les choses sensibles, qu'on peut voir aussi bien que les copies ?