theos (θεός)
Dieu est l'être suprême, créateur de l'univers, principe premier et fin dernière de tout ce qui existe. La philosophie distingue plusieurs conceptions : le théisme (Dieu personnel, créateur, provident) ; le déisme (Dieu créateur mais non intervenant) ; le panthéisme (Dieu identique au monde) ; l'athéisme (négation de l'existence de Dieu) ; l'agnosticisme (impossibilité de connaître Dieu). Les preuves classiques de l'existence de Dieu incluent : la preuve cosmologique (première cause) ; la preuve téléologique (finalité, ordre du monde) ; la preuve ontologique (être parfait nécessaire) ; la preuve morale (loi morale). Pour Pascal, Dieu est "le Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants". Pour Kant, les preuves de l'existence de Dieu sont invalides mais Dieu est postulat de la raison pratique. Pour Nietzsche, "Dieu est mort".
Le terme désigne originellement la divinité solaire, céleste. Dieu est associé à la lumière, au ciel, à la puissance suprême.
Cinq voies preuves de l'existence de Dieu, somme théologique
Preuve ontologique de l'existence de Dieu
Pari de Pascal et critique du Dieu des philosophes
Panthéisme : Deus sive Natura, Dieu identique à la nature
Saut de la foi, Dieu comme sujet de foi non objet de preuve
Critique radicale du christianisme, annonce de la mort de Dieu
Critique des preuves mais Dieu comme postulat de la raison pratique
Preuve ontologique, Dieu garant de la vérité
Critique empiriste des preuves de l'existence de Dieu
Le pari de Pascal : "Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter."
L'horloger et la montre (Paley) : Si je trouve une montre sur un talus, je vois qu'elle est complexe, avec des rouages dentés, un ressort, un cadran. Je conclus qu'elle a été fabriquée par un horloger intelligent. Si l'univers est encore plus complexe, avec des étoiles, des êtres vivants, des lois précises, ne dois-je pas conclure qu'il a été créé par un intelligence suprême ? Cette analogie est la base de la preuve téléologique.
Le mythe de la caverne (Platon) : Dans La République, Platon décrit des prisonniers enchaînés dans une caverne, voyant seulement des ombres projetées sur le mur. L'un se libère, sort de la caverne, découvre le soleil (le Bien, analogue à Dieu). Le soleil illumine tout, donne vie et visibilité. Cette allégorie illustre l'ascension de l'âme vers Dieu, lumière intelligible qui rend toute connaissance possible.
Le livre de Job (Bible) : Job, un homme juste, perd tout : ses biens, ses enfants, sa santé. Ses amis lui disent qu'il a dû pécher pour être ainsi puni. Job proteste son innocence. Dieu répond depuis la tempête : "Où étais-tu quand je fondais la terre ?". La réponse de Dieu montre que l'homme ne peut comprendre ses voies. Le mal reste mystère.
Le silence de Dieu (Auschwitz) : Comment un Dieu d'amour a-t-il pu laisser la Shoah se produire ? Certains juifs rompent avec Dieu après Auschwitz (théologie de la mort de Dieu). D'autres maintiennent la foi en protestant (comme Job). Elie Wiesel raconte un enfant pendu dont un prisonnier demande : "Où est Dieu ?" Il répond : "Il est là, pendu au gibet". Dieu souffre avec son peuple.
Dieu comme source ultime de sens
Dieu comme Amour (Christianisme)
Dieu comme Bien suprême (Platon)
Dieu comme Être par excellence (ens perfectissimum)
Dieu comme Cause première (Aristote, Thomas)
Dieu comme Créateur de tout ce qui est
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